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Économie de bulle ou renouveau industriel ? D'où vient l'insolente santé de l'économie américaine ? Voilà plusieurs trimestres qu'elle déjoue tous les pronostics et qu'à contre-courant des vents contraires, elle semble remettre les gaz. 350 000 emplois créés encore en janvier et 15 millions depuis la prise de fonction de Joe Biden… Ces chiffres enfoncent tous les records d'une mandature depuis l'après-guerre. L'économie américaine est-elle vraiment bien portante ou serait-elle survitaminée au dollar, surjouant de son avantage exorbitant, sur fond de dette incontrôlée ?


La dette publique, un obstacle croissant


Les derniers propos de Jérôme Powell sur le caractère insoutenable du sentier budgétaire américain mettent en alerte sur ce point. Car c'est en effet le gros point noir de la croissance américaine. La dette publique est repartie à la hausse. Après l'embardée du Covid, les conditions de sa stabilité ne sont pas réunies. Avec en arrière-plan un déficit public qui s'installe dans les profondeurs, toujours proche de 7% du PIB. Une divergence de la dette US par rapport à la trajectoire européenne à laquelle répond celle de la croissance, même en éliminant les effets de la démographie. De quoi nourrir l'idée d'une croissance par la dette, avec un benign neglect qui a changé d'échelle, puisque la croissance de la dette qui sous-tend le dynamisme américain et les besoins de dollars à l'international ne se soucie même plus de sa soutenabilité. Pour dire les choses sommairement, les États-Unis auraient besoin de plus de deux points de PIB de réduction de leur déficit pour stabiliser leur ratio d'endettement. Mais rien ne les y incite, puisque les entrées de capitaux comblent très largement leurs besoins. Et derrière cette fuite en avant, une dangereuse surenchère politique, entre des démocrates qui ne peuvent prendre le risque d'asséner à l'économie américaine une rigueur qui compromettrait leur réélection et Trump aussi désinhibé en matière de dette comme patron que comme Président.


Industrie américaine : une renaissance en question


Semblant attesté de cette artificialisation de la croissance américaine, l'industrie ne parvient pas à renaître de ses cendres, comme en atteste le sur-place voire l'érosion de la production et de la part du secteur manufacturier dans la valeur ajoutée. Ni le protectionnisme, ni les subventions ne redonnent un élan à la production de biens, entravée notamment par le manque de compétences et de savoir-faire sur le territoire, aspirés par la finance et le secteur de l'information. Et de son côté, la bourse vole de records en records, dopée par l'abondance de la liquidité, conférant un rôle de premier plan, mais fragile, aux effets de richesse dans la performance économique US.


La technologie US infuse ses effets à toute l'économie


Il y a pourtant plusieurs gros hics dans ce tableau a priori cohérent d'une croissance américaine sans soubassement réel. D'abord, la balance des paiements américaine. Elle est certes dans le rouge, mais elle est loin d'avoir renoué avec les abysses du milieu des années 2000. Cela n'est pas dû à la balance des biens (hors matières premières), toujours plus dégradée, qui confirme que l'économie n'a pas réussi à impulser une nouvelle dynamique manufacturière. Mais à la balance des matières premières, énergie en tête, qui marque un retour en force des secteurs primaires. Une inflexion qui certes est plus qu'ambiguë en termes de montée en gamme et peut être perçue comme régressive, mais qui est en ligne avec l'objectif de renforcement de l'autonomie stratégique porté par l'État Fédéral.


Mais surtout, si le déficit des paiements américains ne cède pas au syndrome des déficits jumeaux, c'est que l'économie dégage un substantiel excédent dans les services porté notamment par les services aux entreprises, y compris les secteurs de l'information, et à un moindre degré par la finance. Et c'est bien là que se situe le nerf de la guerre productive côté américain. C'est ce que confirme aussi l'évolution des composantes de la valeur ajoutée US. Le moteur réel est immatériel. Et il se double d'un progrès continu de la productivité notamment dans les services, contrairement à l'Europe. Ce qui signifie que la technologie américaine infuse ses effets à toute l'économie.


Alors certes, le mur de la dette menace l'économie américaine, notamment avec des taux longs qui risquent de demeurer longtemps au-dessus du seuil des 4%. Sauf que, contrairement à l'économie européenne, elle dispose de vrais moteurs de croissance et de productivité pour l'affronter. Les États-Unis abusent de leur avantage exorbitant, mais ils savent le flécher pour que la croissance les sauve.


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