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Le 31 janvier 2021, le Royaume-Uni quittait le marché unique, cinq ans après un référendum où près de 52% des Britanniques avaient voté en faveur du Brexit. Aujourd'hui, selon les derniers sondages, entre 55 et 60% des électeurs glisseraient un bulletin « Remain » pour rester dans l’Europe. Ce revirement de l’opinion est un signe. Certes, contrairement aux prévisions catastrophistes, l’économie britannique ne s’est pas effondrée mais elle se traîne. Depuis 2016, la hiérarchie des croissances montre en effet un Royaume-Uni en retrait par rapport à la zone euro et à l'UE à 27, une situation opposée par rapport aux cinq années précédant le vote où il dominait le classement.


Les causes du déclin économique en débat


Les causes de ce déclassement font toujours débat. C’est un fait que la séparation entre le Royaume-Uni et l’UE s’est inscrite dans une période de fortes turbulences mondiales (Covid, guerre en Ukraine, etc.) dont les conséquences lui ont été dommageables. Mais ces crises, tous les pays européens les ont affrontées. Elles ne peuvent donc expliquer à elles seules les piètres performances de l’économie britannique vis-à-vis de ses principaux voisins.


Le Brexit a d’abord semé le doute dans la tête des dirigeants comme en témoigne l’indicateur « d’incertitude » basé sur les réponses d’un échantillon de 10 000 entreprises. En décembre 2018, en pleine période de négociation avec l’UE sur les modalités du divorce, près de 60% des répondants plaçaient alors la sortie de l’UE parmi leurs 3 principales sources d’inquiétudes. L’indicateur est retombé par la suite avec la ratification d’un accord entre les deux parties, toutefois près d’un répondant sur 5 considérait toujours le Brexit parmi ses trois plus grandes sources d’inquiétude fin 2023.


L'impact sur l'investissement et les échanges commerciaux


Ce climat anxiogène a grandement contribué au décrochage de l’investissement des entreprises qui se retrouvait au 4ème trimestre 2023 à plus de 20% du niveau qu’il aurait atteint s’il avait poursuivi sa trajectoire observée avant le vote du Brexit. Le même calcul pour la France montre, au contraire, un investissement des entreprises françaises fin 2023 12% au-dessus du niveau projeté si la dynamique pré-Brexit avait été maintenue. La sortie de l’UE a donc entraîné une perte d’investissement au Royaume-Uni, réduisant la productivité et le potentiel productif à long terme du pays, amplifiée de surcroît par la réduction des flux d’investissement étrangers.


Le rétablissement des barrières douanières non-tarifaires n’est pas neutre non plus sur les flux commerciaux avec l’UE. Les échanges de biens ont, plus particulièrement, été perturbés par les nouvelles formalités frontalières, les nouveaux contrôles réglementaires et les comportements de stockage en prévision de la sortie effective de l’union douanière. La tendance est certainement amplifiée en fin de période par la mauvaise conjoncture européenne mais le mouvement est désormais clairement au recul des échanges.


La sortie progressive des industriels britanniques des chaînes d’approvisionnement européennes se confirme : les importations de composants en provenance de l’UE baissent et de ce fait moins de produits sont vendus tant vers l’Union européenne que le reste du monde. C’est une épine de plus dans le potentiel de croissance du pays.


Le marché du travail en difficulté


Rien de tel toutefois côté services. Moins entravés dans les échanges que les marchandises, les exportations de services en direction de l’UE sont en forte progression depuis 2019. Le conseil, les télécommunications, l’informatique, points forts du Royaume-Uni, n’ont pas été impactés par le Brexit. Surtout aucun cataclysme n’est venu ébranler la City qui règne toujours sur la finance européenne. C’est certainement la principale erreur d’anticipation sur les conséquences du Brexit.


En revanche, comme attendu, le marché du travail souffre d’un problème d’offre. Le Royaume-Uni est le seul grand pays européen où la main-d’œuvre stagne à son niveau prépandémie. Le frein à l’emploi des Européens après le Brexit n’a pas été compensé par les flux venant du reste du monde, surtout il ne s’agit pas des mêmes profils et des mêmes compétences. La flexibilité du marché du travail est touchée et se traduit par une hausse des salaires et une inflation plus persistante.


Le Brexit a joué négativement durant la période d’incertitude suivant le référendum et au-delà lorsque les modalités de la séparation sont devenues claires. Si la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu, l’économie britannique a perdu de sa superbe.


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